Montargis (France) (AFP) – "C'est un rêve devenu réalité", s'est exclamé Max Kanter après sa victoire lors de la deuxième étape de Paris-Nice. L'Allemand, membre de l'équipe Astana, a saisi cette opportunité, profitant de l'absence des meilleurs sprinteurs.
Traditionnellement, les débuts de la "Course au soleil" sont souvent marqués par des sprints en masse dans les régions de l'Ile-de-France et du Loiret.
Cependant, cette année, de nombreux sprinteurs de renom se sont orientés vers la Tirreno-Adriatico, laissant uniquement Biniam Girmay en lice parmi l'élite qui participe à Paris-Nice. L'Erythréen, bien qu'étant déjà victorieux sur d'autres courses, n'a pas réussi à s'imposer sur ce parcours.
Les coureurs plus discrets ont ainsi eu l'opportunité de briller. Dimanche, Luke Lamberti, un coureur américain, a établi un nouveau record en World Tour en revêtant le maillot jaune après son succès. Kanter a suivi la tendance en remportant sa troisième victoire de carrière, mais la plus significative, à 28 ans.
"Je suis sur un nuage, jamais je ne pensais que cela arriverait ici", a-t-il déclaré, visiblement ému. "Cette victoire a une grande importance au vu du prestige de cette course. Je suis comblé", a-t-il ajouté, les larmes aux yeux.
Son coéquipier, Mike Teunissen, a relaté : "Il était vraiment ému à l'arrivée. Bien sûr, plusieurs grands noms manquent, mais la concurrence reste de haute volée, et c'est toujours difficile de gagner."
Une course pleine de rebondissements
Max Kanter a fait état de sa récente maladie, notant qu'il ne se sentait pas bien avant la course. "Les astres se sont alignés, et aujourd'hui, c'était mon jour", a-t-il souligné.
Pour cette étape, Kanter a devancé le Néo-Zélandais Laurence Pithie et le Belge Jasper Stuyven dans un sprint final très compétitif, ayant vu le peloton reprendre le Néerlandais Daan Hoole juste avant la ligne d'arrivée. Hoole avait tenté une échappée impressionnante, s'éloignant du peloton pendant 21 kilomètres, bien qu'il ait finalement reçu le prix de la combativité.
Parmi les favoris, Jonas Vingegaard a exprimé des réserves concernant l'état des routes franciliennes, mentionnant les nombreux nids-de-poule rencontrés lors de la première étape. L'Espagnol Juan Ayuso, considéré comme un prétendant sérieux pour l'issue finale, a quant à lui réussi à grappiller quelques secondes de bonification lors du sprint intermédiaire.
Dès demain, le peloton sera confronté à un contre-la-montre par équipes, une épreuve clé pour les leaders de la compétition.
L'exercice, qui est devenu une routine sur Paris-Nice, préparera les coureurs au défi similaire de la première étape du prochain Tour de France, prévu pour le 4 juillet à Barcelone.
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