Dans un contexte où la propreté de la capitale est plus que jamais une priorité, le coprésident du groupe d'opposition «Paris liberté», Grégory Canal, interpelle le nouveau maire socialiste, Emmanuel Grégoire, à l'approche d'un conseil municipal crucial. Selon Canal, les initiatives de Grégoire, qu'il qualifie de «non budgétées», sont insuffisantes pour résoudre les problèmes persistants de la ville.
«Pour que Paris soit propre, il n’y a qu’une solution : privatiser», insiste-t-il, bien conscient que son avis risque de ne pas trouver écho auprès de la majorité à l'Hôtel de Ville. Le maire a récemment décrit 1000 «points noirs» dans la capitale, représentant des zones souvent négligées, et a présenté un plan qu'il qualifie de priorité. Cependant, pour Canal, cela relève surtout d'une opération de communication, qui, selon lui, masquerait un délaissement de 5000 rues.
La critique s'est intensifiée lorsque l'élu a souligné que des projets similaires n'étaient pas correctement budgétisés : «C’est Delanoë version 2026, cela ne tient pas la route», a-t-il déclaré. En réaction, le groupe «Paris liberté» propose une privatisation totale de la collecte des déchets et du nettoyage des rues. Canal souligne que la moitié des arrondissements ayant déjà opté pour cette solution affichent une performance supérieure de 15%. Cela souligne sa conviction qu'il est temps d'étendre cette approche.
La rigidité du système administratif et le nombre d'agents de propreté, estimés à 7 500, sont également critiqués par Canal. Il note un taux d’absentéisme excessif et les coûts associés à cette gestion publique, suggérant que l’externalisation pourrait offrir des choix aux agents tout en réduisant les dépenses. Selon lui, cette stratégie pourrait générer des économies de 50 millions d’euros par an sur la durée d'un mandat.
Canal aborde aussi la nécessité d'intégrer des clauses de performance et des garanties, afin d'éviter le monopole et d’assurer une meilleure gestion. Il rappelle que des systèmes similaires ont fait leurs preuves à Bordeaux et à Lyon, et que Londres applique déjà une approche à 60% du secteur privé. «Faire du nettoyage une priorité, c’est bien, mais ce qu’Emmanuel Grégoire propose est loin d’être sérieux», conclut-il, tout en appelant à une réflexion plus profonde sur les solutions à mettre en œuvre pour une capitale plus propre.







