Tout comme dans le Var, de nombreuses communes du pays sont en proie à un phénomène troublant : l’absence d’opposition lors des élections municipales. À Sainte-Maxime, par exemple, une situation sans précédent se profile, tout comme dans d'autres communes où près de 27 % d'entre elles n'ont qu'une seule liste pour le scrutin du 15 mars.
Le maire Vincent Morisse, en quête d'un quatrième mandat, s'interroge sur cette tendance inquiétante. "Qui désire prendre les rênes d'une commune aujourd'hui ?" déclare-t-il. Selon lui, la combinaison du temps et des ressources nécessaires pour mener une campagne dissuade de nombreux potentiels candidats. Morisse a consacré une grande partie de son temps à son rôle, avouant qu'il a "sacrifié travail et famille" pour cela.
Cette question de la participation aux élections semble préoccuper le maire. "Les gens semblent penser qu'il n'y a pas réellement d'élection !" s'alarme-t-il, soulignant qu'il ne néglige pas pour autant les démarches de campagne en organisant diverses rencontres publiques et l'ouverture d'une permanence.
Les campagnes coûtent de l'argent, et du temps
Lors d'une visite au marché de Sainte-Maxime, les retours des habitants sont partagés. Une residente exprime : "Nous aurions voté pour lui, mais il aurait été bon d'avoir un choix." En effet, le coût et le temps que demandent une campagne électorale sont des facteurs souvent cités comme des freins. Certains visiteurs du marché notent que le bilan du maire satisfait globalement, bien que quelques critiques émergent concernant la circulation aux beaux jours dans cette station balnéaire prisée.
Morisse, se comparant à un boxeur, liken la politique aux combats : "Vous préférez affronter un adversaire seulement si vous avez une chance de gagner, sinon vous risquez d'en sortir amoché." Cette métaphore met en lumière le climat politique actuel où peu souhaitent risquer la bataille électorale dans un contexte où l'engagement paraît en déclin.
Pour conclure, la situation actuelle des communes du Var est révélatrice de l’état d’esprit des citoyens face à la politique locale. Une tendance qui s'interroge pour l'avenir de la démocratie à l’échelle de la commune.







