Dans une déclaration publiée le 9 mars, La France insoumise a précisé les règles à suivre en vue du second tour des élections municipales.
À l’approche du premier tour des élections municipales, La France insoumise pose ses exigences. À travers un communiqué diffusé sur sa plateforme, le mouvement a défini ses conditions pour les alliances de listes lors du second tour. "Partout où un accord programmatique sera possible, nous nous engagerons à unir nos forces pour gouverner ensemble et appliquer un projet de rupture qui puisse réellement transformer la vie des citoyens", peut-on y lire.
"Dans d'autres cas, si le risque de victoire de la droite ou de l'extrême droite se profile, nous privilégierons une simple 'fusion technique' des listes. Cela facilitera une mobilisation collective sans nécessiter une gestion conjointe, générant ainsi un élan fort parmi les électorats divers", ajoute La France insoumise. Cela semblerait être une stratégie pour obtenir des sièges de conseillers tout en maintenant une position d'opposition.
Critique du PS, un danger pour les municipales
LFI ne s'est pas privée de critiquer le Parti socialiste, portant un jugement sur les déclarations de ses dirigeants, qu’elle considère comme un "vrai danger pour les élections municipales". En effet, le PS avait lié, le mois dernier, tout rapprochement avec LFI pour le second tour à une clarification des positions de ce dernier sur la violence politique, après l'assassinat du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon.
Le PS a récemment accusé LFI de propager des "propos complotistes et antisémites inacceptables" après les remarques de Jean-Luc Mélenchon concernant des noms juifs, comme "Epstein" et "Glucksmann". En réponse, LFI a réaffirmé son engagement à combattre toutes les formes de discrimination, tout en rejetant toute tentative d'instrumentalisation par ses opposants politiques.
Pas question de désistement pour LFI
Les socialistes ont appelé à considérer le "désistement" de la liste restée derrière en cas de menace d'une victoire du Rassemblement national, ce qui pourrait se produire dans des villes comme Marseille. Cependant, LFI refuse catégoriquement cette option. Pour eux, cela constituerait "une démobilisation réelle au second tour, privant les électeurs de leur représentation au conseil municipal".
Réaffirmant leur soutien au mouvement antifasciste face à des tentatives de stigmatisation, La France insoumise exclut toute alliance avec des candidats proches de la Macronie ou de la droite.







