Pierre-Edouard Stérin, actionnaire du magazine Valeurs actuelles, a décidé de poursuivre Christian Estrosi, le maire de Nice, suite à des accusations portées lors d'un débat municipal retransmis sur BFMTV le 7 mars. Dans un communiqué envoyé le 9 mars, Stérin déclare que les propos de Estrosi nuisent gravement à son honneur et à sa réputation, affirmant : "Ces accusations infondées sont de la calomnie pure".
Lors de ce débat, Estrosi, alors en course pour un quatrième mandat, a été interrogé sur les liens supposés entre sa collaboratrice et des individus impliqués dans une affaire de menaces à son encontre. Estrosi a répondu en évoquant l'ultra-droite : "Monsieur Pierre-Edouard Stérin est lié à des personnes engagées dans la xénophobie et l'antisémitisme", ce qui a profondément choqué Stérin qui parle d'une volonté de nuire.
Stérin a qualifié ces propos d'attaque personnelle injustifiée, soulignant que sa réputation était mise en péril dans le cadre d'une campagne électorale. D'après les analyses politiques, ces déclarations peuvent être perçues comme une stratégie de diversion dans un climat électoral tendu, comme l'indiquent plusieurs observateurs de la scène politique, notamment ceux de Le Monde.
En réaction à la polémique, des experts en communication soulignent que recourir à de telles accusations alimente les tensions au sein du débat public, et que cela pourrait avoir des conséquences à long terme sur la crédibilité des acteurs politiques. Pierre-Edouard Stérin reste ferme sur sa position et espère que la vérité sera rétablie au tribunal.







